Gros plan sur les droits des salariés dans une entreprise

Les employeurs sont exigeants en ce qui concerne l’application des règles instaurées au sein de la société. En effet, les employés ont plusieurs obligations envers eux telles que respecter les clauses du contrat et les règlements intérieurs. Toutefois, il faut avouer que la plupart des salariés dans une entreprise ignorent leurs droits. Cela crée généralement des litiges entre les deux et handicape le fonctionnement de l’industrie. Pour éviter les mauvaises surprises, voici un gros plan sur les droits des salariés.

La grossesse : à quel moment informer l’employeur ?

Annoncer sa grossesse est une étape très délicate pour les femmes. Cependant, elles doivent savoir que le Code du travail ne fixe aucune règle là-dessus. De ce fait, la salariée peut en parler à son employeur une fois qu’elle se sent prête. Par la suite, il est indispensable qu’elle se munisse d’une lettre recommandée avec accusé de réception. Un certificat médical signé par un gynécologue ou un médecin est également nécessaire. En effet, ce dossier contient tous les détails sur la date présumée pour l’accouchement pour que l’employeur puisse mieux organiser son emploi du temps. La durée du congé de maternité peut varier en fonction de la nature de la naissance ainsi que du nombre d’enfants. Pour une première grossesse, l’employée a le droit à un congé prénatal de 6 semaines et de 10 semaines après l’accouchement, soit 16 semaines en tout. S’il s’agit de jumeaux, dans ce cas, la mère obtient 12 semaines avant et 22 semaines après. Il est à noter qu’il est tout à fait possible de prolonger ces durées.

Que se passe-t-il pour l’employé en cas de maladie ?

L’arrêt maladie est un cas assez fréquent dans une entreprise. Le salarié a tout à fait le droit d’être absent s’il ne se sent pas bien. Cependant, il se doit de prévenir son employeur le plus vite possible en veillant à bien indiquer la durée de son absence. Ainsi, son supérieur hiérarchique peut gérer et modifier le planning à temps. Il est à noter qu’il est obligatoire d’apporter des pièces justificatives à la reprise du travail. Il s’agit d’un certificat médical prescrit par un médecin référent de l’employé et qu’il faut remettre dans les 48 heures. Il doit être clair et contenir le nombre de jours d’arrêt de travail, du point de départ ainsi que de la prolongation de l’arrêt. Dans le cas d’un accident du travail, il est obligatoire d’informer l’employeur dans les 24 heures qui suivent. Ce dernier doit par la suite donner une feuille d’accident au salarié afin qu’il puisse obtenir un remboursement à 100 % des frais médicaux. Il peut recevoir des indemnités en fonction de la gravité de la situation.

Un problème de santé : quel est le droit du salarié ?

Dans le cas d’une longue absence, la maladie risque de provoquer une suspension du contrat de travail. Cependant, il existe 3 conditions à remplir avant que l’employeur puisse prendre cette décision. Il s’agit alors d’une absence très longue, d’une impossibilité de recourir à un CDD et enfin de la présence obligatoire au bon fonctionnement de la société. Il faut avouer que ces conditions sont rarement réunies faute de preuve concrète. De ce fait, l’ouvrier obtient des indemnités journalières de sécurité sociale ainsi qu’un complément employeur. Si au bout de 3 ans, l’état du salarié n’a pas évolué, alors la sécurité sociale décide de son invalidité. Cette dernière se décline en 3 catégories différentes. Pour le premier cas, le salarié a le droit de travailler, cependant, son poste et son horaire seront modifiés. Pour la seconde catégorie, il ne peut plus reprendre le travail, et le dernier cas indique qu’il a besoin régulièrement de la présence d’un tiers.

Tout ce qu’il faut savoir sur le licenciement

Le salarié bénéficie de plusieurs avantages tels que des indemnités et un délai afin qu’il puisse préparer son départ, s’il n’a pas commis de fautes graves. En effet, il peut profiter de son préavis, c’est-à-dire qu’il continue à travailler pour la société jusqu’à la fin de la période. Aussi, comme tous les employés, il perçoit également son salaire, et il a le droit à 2 heures d’absence par jour. La durée du préavis varie en fonction de son ancienneté. Pour moins de 2 ans, elle est d’un mois et de deux mois pour une ancienneté de deux ans ou plus. L’employeur doit verser une indemnité compensatrice de préavis au salarié si celui-ci a été dispensé de son préavis. Tous les employés licenciés sous contrat à durée indéterminée reçoivent des indemnités de licenciement. Le montant est fixé selon le salaire brut de l’agent avant la rupture du contrat.   Par la même occasion, il encaisse son indemnité de congés payés pour le reste de jour qui n’a pas été consommé bien sûr. En cas de fautes lourdes, il est tout à fait possible que l’employé soit exclu des droits dont il devrait profiter.

Le congé payé : une obligation pour les employeurs

Les employés obtiennent 2,5 jours de congé par mois soit 30 jours ouvrables par an en tout. Généralement, ils doivent être consommés entre le 1er mai et le 31 octobre. Tous les salariés, qu’ils travaillent à temps plein ou partiel, ont tous droit à des congés payés. Les agents intérimaires ou sous contrat à durée déterminée perçoivent également des indemnités compensatrices de congés. Il est à noter que si le travailleur souhaite prendre son jour de congé, dans ce cas, il est obligé de s’organiser avec son supérieur ou son employeur. Il faut savoir que celui-ci est le seul qui peut fixer les périodes de congé dans la société après avoir considéré l’avis du personnel. Pendant les congés, le patron doit verser une indemnité de congés payés à son salarié. Si jamais un problème de santé se présente, la personne concernée ne peut pas demander de rallonger la durée des congés. Si la période en question tombe en jour férié, alors la durée sera prolongée d’une journée. Après le retour du congé de maternité, les mères peuvent en outre consommer leurs congés payés.